16 avril 2009
Alsace...
D'aucun dirait que, après une semaine d'écrits d'agreg et la préparation qui a précédé, il y a plus folichon comme vacances qu'une vingtaine de jours à Mulhouse. Mais détrompez-vous, ce sont des vacances très vacancières! Ja ja ma bonne dame, l'Alsace, c'est presque exotique!
Bon, Mulhouse, en soi, pas vraiment. Mais il n'empêche que sous le soleil, en arpenter les rues de long en large, suffisamment pour s'y sentir chez soi, c'est agréable. Flâner devant des façades du centre, repérer de jolies vitrine, traverser la moitié de la ville pour aller jusqu'au très grand marché, avec ses halles en dur; changer de chemin pour rentrer à la maison (enfin, à *sa* maison devrais-je plutôt dire), découvrir une nouvelle rue et construire peu à peu le plan de la ville dans sa tête. Oui, je commence doucement à m'y habituer et m'y sentir à l'aise même si ça reste une ville assez fade.
Et même à Mulhouse, il y a de l'exotisme. Parce qu'en Alsace, il y a des alsaciens, qui parlent avec au mieux l'accent alsacien, au pire en alsacien. Enfin, mieux et pire ne sont pas les termes appropriés; disons "au plus compréhensible avec l'accent alsacien, au moins compréhensible en alsacien". Ce qui fait que quand vous allez acheter du pain, en entrant dans la boulangerie, vous avez l'impression en poussant la porte de tomber dans un autre pays.
Je dois avouer que je trouve ça fascinant : j'envie tous ces gens capables de passer d'une langue à l'autre selon l'interlocuteur, le propos ou le contexte. C'est une telle richesse! Il me semble que cela donne une dimension supplémentaire à la vie des gens : une langue, ce ne sont pas que des sons articulés et composés qui expriment des idées, c'est aussi une façon de voir le monde, de l'appréhender, de le vivre. Les gens qui sont bilingues ont cette chance de voir le monde simultanément depuis deux points de vue différent. Parfois, ça doit surement donner quelque chose d'un peu bizarre, un monde un peu difforme car le tempérament de chaque langue lui donne un aspect assez peu compatible à celui de l'autre. Mais le plus souvent, que ça doit donner du relief à l'univers!
A ne maitriser qu'une seule langue, on peut déjà tellement jouer avec les réalités du monde, trouver des sens dans les expressions, jouer du littéral et du figurer et par là jouer avec le monde qui nous entoure... Mais quand les combinaisons sont multipliées par deux, se croisent, se tissent. Vous imaginez quelle richesse réside là?
Et cette richesse est d'autant plus grande qu'elle est partagée. Il y a des gens qui sont bilingues parce que nés dans un pays de parents étrangers, ou parce que maman parle une langue et papa une autre. Mais ces gens sont relativement isolés : ils sont dans une langue, ou dans l'autre, et vivent leur bilinguisme de façon personnelle et relativement limitée. Un dialecte, une langue régionale (ici il est question de l'alsacien mais ce pourrait-être le breton ou le basque ou que sais-je) est partagée par tout un pan de population (même si, et c'est bien dommage, de moins en moins). Et c'est toute cette population qui appréhende le monde de cette double façon que lui offre la pratique de la langue nationale et de la langue régionale. C'est une richesse collective, partagée.
Moi, j'arrive là. Ce dialecte qu'est l'alsacien, il n'est rien pour moi, linguistiquement, historiquement, culturellement parlant. Je viens d'une ville à des centaines de kilomètres de là, où le patois est une chose qui a été oubliée depuis bien longtemps. Ce dialecte n'est rien pour moi et pourtant... pourtant il me plait, il m'attire (là, j'en vois qui s'insurge "l'alsacien? beurk!". Si vous êtes de ceux-là, passez votre chemin!). Pour tellement de raisons! Je ne sais pas vraiment les hiérarchiser, ne sachant si l'affectif entraine de l'intellectuel, ou le contraire.
J'ai envie de la comprendre, cette langue! De la comprendre à l'intérieur d'elle-même, linguistiquement, phonétiquement, en comparaison avec ses voisines alémaniques. Mon âme de germaniste et mon dilettantisme linguistique sont joyeusement provoqués et intrigués par l'alsacien!
J'ai envie de comprendre l'alsacien tout court, pour ne pas passer à côté d'une partie non négligeable des discussions.
J'ai envie de le saisir, parce que sentimentalement, il prend de jour en jour plus de sens et d'importance.
J'ai envie de le parler... pour des raisons sentimentales aussi. Parce que je trouverais ça bien de pouvoir ratscha en alsacien avec ses grands-parents!
Bon, initialement je voulais écrire le récit de ma première moitié de vacances... et ça a tourné en hommage à l'alsacien...
Si vous êtes sages vous aurez le récit de vacances plus tard! On ira se promener en forêt et dans les fermes du Sundgau.
Je crois que c'est par sa langue que je suis de plus en plus en train de m'attacher à ce pays...
22 octobre 2008
Echec et mat
A un test idiot sur facebook qui demandait "qu'est-ce qui vous fait le plus peur?", j'ai répondu l'échec.
L'angoisse cuisante de ne pas réussir quelque chose qu'on entreprend. Ne pas se sentir la force, le courage, les capacités.
Se poser encore et toujours les mêmes questions, tellement imprégnées en vous que vous seriez bien incapables de dire ce qui vous angoisse à ce point. Etre incapable d'analyser le fondement de sa peur, n'avoir aucune alternative satisfaisante sous la main pour pouvoir s'échapper.
Envie de s'enfuir, de se terrer dans un trou, et d'attendre que ça passe. C'est peut-être la saison qui veut ça, j'ai peut-être besoin d'hiberner?
Se sentir mal, au fond, tout le temps, à part dans quelques moments de fuite et d'oubli... en dansant, en faisant des gammes sur un accordéon, en écoutant de la jolie musique, en l'écoutant, lui, jouer de la jolie musique, en me blotissant dans ses bras, en l'aimant... Mais le reste du temps être seule, perdue, presque angoissée de moi-même.
"Je crois que tu as besoin de quelqu'un pour t'épauler" m'a-t-on dit. C'est vrai mais qui? Pas envie d'embêter ma mère avec ça, même si finalement c'est vers elle que je me tourne quand ça ne va vraiment pas. Lui a tellement de soucis à régler pour lui déjà, et il a du mal à saisir ce qui ne va pas, puis il est la seule chose dont je suis convaincue et heureuse sans le moindre doute. Ici, tout le monde est dans la même galère laborieuse, personne n'a le temps de prêter l'oreille à un mal-être.
J'ai tout pour être heureuse et pourtant depuis ce matin, je pleure pour la troisième fois. quelque chose a besoin de sortir, mais je ne sais même pas quoi.
Vivement samedi, pour partir loin d'ici, retrouver mon amour et essayer de retrouver un peu de moi...
11 septembre 2008
Commémoration
Je n'ai pas connu le premier pas sur la Lune, j'étais trop jeune pour me souvenir de la chute du mur de Berlin.
Vraisemblablement, le moment tristement historique et médiatique qui aura marqué ma jeunesse, cela aura été le 11 septembre.
A quoi bon en parler encore, direz-vous? Je ne sais pas. Mais en même temps, c'est quelque chose d'important. Parce qu'au delà des images qui faisaient la une des journaux aujourd'hui, 7 ans après, c'est un évènement qui revient régulièrement - pas fréquemment, mais régulièrement - dans nos discussions. Parce qu'en plus de l'horreur de l'évènement, de ses implications humaines et politiques, j'y ai aussi pris conscience de l'impact de l'image, de la folie d'un direct.
C'est un peu comme si on allait tous se souvenir toute notre vie de où on était, ce fameux 11 septembre. Je me souviens très bien d'attendre des amis à la sortie du lycée, de croiser un camarade me disant "tu sais, les deux tours, à N-Y, beh elles existent plus", d'être rentrée chez moi incrédule, d'avoir raconté cela à mon père, plus incrédule encore, puis d'avoir allumé la télé. Comme presque tout le monde ce jour-là. Oui, quelque part, on y était tous un peu, au pied de ces Twin towers.
J'aurais préféré me souvenir de la chute du mur de Berlin....
06 septembre 2008
Comme si on était amoureux...
01 août 2008
Piano
Dehors, le vent, les éclairs, déchainement relatif des éléments, feuillages qui bruissent et fenêtres qui claquent.
Dedans, paisible, lumière douce, tes mains sur le piano, notes de valse et de mazurka.
Peu importe dehors le vent et l'orage, juste écouter, sourire devant ton application de petit garçon quand une touche se dérobe parfois et que tu reprends, se laisser bercer par la musique et gouter l'instant...
Simplement...
22 mai 2008
Définition
Un certain Mathieu m'a dit aujourd'hui :
"juste que ton monde idéal est peuplé d'ours, de chatolins, d'arbres à gâteaux, de p'tites fées, et de chansons de disney. Avec un prince charmant de temps en temps histoire de mettre un peu de piments"
C'est énervant les gens qui vous connaissent si bien :p
11 mai 2008
Monster
Maintenant, je vais bosser pour oublier que je suis un monstre, c'est finalement une bonne motivation....
29 avril 2008
Mais bien sûr...
Non, contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre de ce billet et les notes précédentes, je ne vais PAS vous parler de marmottes fluffy. Mais de coiffeur...
Etant donné que je me suis fait opérer y'a même pas une semaine et que j'ai encore quelques difficultés à mouvoir mon bras droit dans la plénitude de ses capacités, je me suis dit que j'allais aller chez le coiffeur pour l'heure du shampooing, ça me fatiguerait moins, et puis comme ça je rafraîchirais ma coupe.
Guillerette, je prends donc le chemin du coiffeur du bout de la rue, je vois à travers le vitrine qu'il n'y a presque personne. Je rentre : juste UNE cliente au bac. Et QUATRE coiffeurs à se tourner les pouces. Je me dit "cool je vais pouvoir y aller de suite".
Ah mais non en fait, Mademoiselle, ce n'est pas possible... La nana à l'accueil va faire le tour de tous ses collègues qui secouent la tête pour dire "non je ne peux pas". Mais mais mais?!!!!! Vous êtes tous à glander là! Y'en a pas UN seul qui veut bien me laver les cheveux et égaliser mon dégradé?
Du coup j'ai rendez-vous à 14h.
J'trouve, y'a du foutage de gueule quand même....
26 mars 2008
Soeurs de coeur...
Il y a des liens qui ne se délieront jamais...
Malgré tout ce qui peut se passer autour...
Parce qu'entre nous deux, ça reste une "histoire d'anges"...
Même si l'ange est mort ailleurs...
Petite soeur...
10 janvier 2008
Résolution positive
Après tout, y'a sûrement moyen d'être heureuse! Et c'est même vraisemblablement beaucoup moins compliqué que ne l'a fait croire la petite rechute du post précédent!
(désolé, lecteur, c'est un post sans aucune intérêt, mais je suis de bonne humeur, il a fait beau, ces jours de reprise, si l'on excepte mon absence de motivation, furent sympathiques à plus d'un titre, entre délires avec ma coloc préférée et longues balades dans Lyon bien accompagnée, donc voilà, je souhaitais faire part de cette actuelle bonne humeur, pour ne pas te laisser, lecteur, sur le ton morne de l'autre jour!)

